Les émotions

En période de confinement, quelques astuces pour accompagner nos enfants dans la gestion de leurs émotions seront certainement les bienvenues.

Quand les mots manquent, le comportement prend le relais (violence, agitation, cris…).

Pour mieux vivre ses émotions, l’idéal serait d’en parler car parler de ses émotions c’est un peu comme une soupape.

Les questions de l’adulte peuvent parfois guider l’enfant vers le dialogue (« Que t’arrive-t-il ? » + aider l’enfant à développer ce qu’il verbalise [douleur → où ?, peur → de quoi ?, …]).

Mais… Parler de ce que l’on ressent quand nous sommes submergés… Ce n’est pas évident !

Le plus souvent, il est plus facile de parler des émotions quand elles ne font pas bouillonner la marmite !

Voici donc des pistes pour parler des émotions lors des accalmies :

  • Discuter au fil des livres, quand l’occasion se présente
    • Il est tombé, il pleure, il a eu mal…
    • Il est en colère parce que …
  • Instaurer un temps de discussion en fin de journée :
    • Dis-moi une chose qui t’a fâchée aujourd’hui ?
    • Quel a été ton moment préféré de la journée ?
    • Qu’est-ce qui t’a fait rire/sourire/pleurer aujourd’hui ?
    • Qu’est-ce qui t’a rendu triste ?

Nous, parents, pouvons enrichir le lexique émotionnel de nos enfants afin qu’ils aient un maximum de moyen d’exprimer leurs émotions.

En verbalisant nos propres émotions, on donne des modèles à nos enfants (« je suis en colère parce que… » « je suis triste parce que… »).

Bien sûr, cette verbalisation peut avoir lieu après coup (« j’ai crié parce que j’étais en colère » Hey oui, ça nous arrive à tous de démarrer au quart de tour 😉)

Pour les enfants avec très peu de langage, on peut mettre en place des images que l’on pointera pour désigner les différentes émotions.

Le renforcement avec des couleurs (rouge pour la colère, jaune pour la joie, bleu pour la tristesse, noir pour la peur, vert pour le dégoût, …) aide beaucoup d’enfants.

En cas de besoin, on peut également associer des lieux aux émotions les plus difficiles à gérer. Ceux-ci permettent une gestion routinière qui rassure les enfants.

Exemple de « coins à émotions »

coin à colèreon peut l’aménager avec un coussin sur lequel on peut taper pour décharger sa colère
coin à tristessel’enfant peut choisir un « refuge » où il pourrait pleurer librement et où l’on pourrait le retrouver pour discuter de ce qui le rend triste

Enfin, les objets peuvent également aider les enfants à s’apaiser.

colèreballe anti-stress / fidget
peurdoudou / mouchoir avec le parfum de maman

L’idée est d’accompagner l’enfant dans le vécu de ses émotions, l’aider à trouver des outils pour les apprivoiser et les communiquer. Il n’y a pas de mode d’emploi… Seulement des pistes à explorer…

Alors, bonne exploration !

Julie B.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s