Laisser de l'autonomie à l'enfant dans l'alimentation

Lorsqu’il y a difficultés, blocages, refus, s’il y a manque d’intérêt, cela vaut le coup de se demander si ces difficultés ne sont pas engendrées par un besoin d’autonomie non entendu. Certains enfants préfèrent avoir la maîtrise de leur environnement, découvrir par eux-mêmes, et être seuls maîtres de leurs expériences et sensations. Lorsque ce besoin est entendu par l’entourage et respecté, les enfants retrouvent confiance en leurs capacités, en leurs sensations et prennent une plus grande confiance en eux. Ils se sentent fiers et valorisés et de la confiance que leurs parents leur accordent et de la liberté qu’ils leur laissent. Un enfant qui maîtrise son alimentation, voit son rythme plus respecté et se trouve plus détendu. Un cercle vertueux s’enclenche.

Il y a plusieurs façons de laisser de l’autonomie à son enfant.

  • Chez le bébé :

– Laisser toucher, patouiller, écraser.

– Laisser se barbouiller et « s’en mettre partout ».

– Laisser lécher, sentir, goûter un peu ou beaucoup, recracher.

→ Lorsque le bébé fait ça il ne cherche pas à mettre vos nerfs à rude épreuve ni à vous éprouver. Il est en pleine expérience : il s’approprie les textures, les odeurs, les saveurs, les propriétés des aliments. Il voit son rythme respecté et son besoin d’exploration comblé. Il apprivoise l’alimentation et affûte ses sens. Plus vous le laisserez faire ça et moins longtemps durera cette période de « barbouillage », une fois sa recherche de sensation comblée, il pourra se concentrer sur autre chose.

  • Chez l’enfant :

Il est possible d’impliquer l’enfant à tous les temps du repas, en fonction de son âge, de son envie et de ses capacités.

Avant le repas :

– L’emmener faire le marché ou les courses avec nous : nommer les aliments, les toucher, les mettre dans le panier, aider à les placer sur le tapis roulant à la caisse, etc.

– L’impliquer dans la préparation :

  • Pour les plus petits : sortir les ingrédients du placard, laver les aliments, verser des ingrédients dans la casserole ou le saladier, mélanger, mettre un bouillon en cube, etc.
  • Pour les plus grands : tout ce que les plus petits peuvent faire, mais aussi chercher la recette, la lire et détailler les étapes, éplucher, couper, etc.

– Mettre le couvert.

– Établir les menus de la semaine et décider d’un ou deux repas par exemple.

Durant le repas :

– Lui offrir la possibilité de choisir sa vaisselle (assiette, verre, couverts).

– Le laisser choisir sa portion.

– Le laisser manger seul, et se débrouiller avec les doigts s’il préfère.

– Le laisser s’organiser et manger les aliments dans l’ordre qui lui convient, même les choses qui nous semblent incongrues (tremper sa viande dans sa compote ou son fromage dans sa mousse au chocolat).

Après les repas :

– Débarrasser et nettoyer la table.

– Remplir le lave-vaisselle.

Ces listes ne sont que des propositions. Bien entendu, ne vous sentez pas obligés de tout mettre en place, mais elles ont pour but de vous donner des idées de qu’il est possible de faire. Choisissez en fonction de vous, de vos convictions, de vos habitudes familiales et de votre enfant.

Ce qu’il faut retenir c’est que laisser de l’autonomie à son enfant revient à le laisser passer à l’action et à l’impliquer, il se sentira donc plus concerné. Cela peut clairement relancer l’intérêt pour la nourriture chez un enfant qui l’aurait perdu.

Laura M

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